Glossaire

Sauvegarde et restauration

Copie régulière des données d'un site ou d'une application conservée séparément de l'environnement de production, accompagnée d'une procédure testée pour remettre le service en état après une panne ou une erreur.

Synonymes

backup, plan de reprise, PRA, plan de sauvegarde, disaster recovery

Pourquoi sauvegarde et restauration vont ensemble

Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée est une hypothèse, pas une garantie. La valeur d'une politique de sauvegarde se mesure à la vitesse et à la fiabilité avec lesquelles les données peuvent être remises en état, pas au seul fait qu'une copie existe.

Les trois questions à poser à un hébergeur : à quelle fréquence la sauvegarde est-elle effectuée ? Combien de temps les copies sont-elles conservées ? La procédure de restauration a-t-elle été testée, et avec quel résultat ?

La fréquence dépend de la dynamique des données. Un site dont le contenu change plusieurs fois par jour a besoin de sauvegardes plus fréquentes qu'un site vitrine mis à jour une fois par semaine. La durée de rétention détermine jusqu'où on peut remonter : une erreur introduite il y a dix jours peut ne pas se détecter avant ce délai.

La séparation physique entre les données de production et leurs copies est un point souvent négligé. Une sauvegarde stockée sur le même serveur que les données originales ne protège pas contre une panne matérielle ou une suppression accidentelle de l'ensemble.

La sauvegarde et la restauration dans un projet

La politique de sauvegarde se définit au moment de la mise en production, pas après le premier incident. Elle doit figurer dans le contrat d'hébergement ou de maintenance, avec les fréquences, la durée de rétention et les modalités de restauration.

Deux indicateurs structurent les exigences de reprise : le RPO (Recovery Point Objective) désigne la quantité de données acceptables à perdre, exprimée en durée (une heure, un jour) ; le RTO (Recovery Time Objective) désigne le délai maximal acceptable avant que le service soit rétabli. Ces deux valeurs dépendent de l'activité et doivent être définies par le commanditaire, pas par l'hébergeur.

La restauration partielle est aussi un cas à prévoir : remettre en état une seule table ou un seul fichier sans écraser l'ensemble de la production. Tous les systèmes de sauvegarde ne permettent pas cette granularité.

Pour les sites hébergés par ISOMORPH, la base de données est sauvegardée chaque jour vers un espace de stockage objet distinct, avec une rétention de quinze jours. La procédure de restauration est écrite et testée.

La sauvegarde ne remplace pas un environnement de préproduction. Elle protège contre la perte de données ; la préproduction protège contre les erreurs de déploiement. Les deux sont nécessaires pour une exploitation sereine.

Un cas souvent négligé : la sauvegarde des fichiers media (images, documents téléversés) est distincte de la sauvegarde de la base de données. Les deux doivent être couvertes ; beaucoup de contrats ne mentionnent que la base et laissent les fichiers sans protection.